LES RACHATS D’ACTIONS EN FRANCE: RÉSULTATS D’UNE ÉTUDE EXPLORATOIRE
Resumo
Plusieurs théories permettent de justifier l’intérêt
des programmes de rachats de leurs propres
actions par les entreprises cotées. Parmi les plus
citées, les hypothèses de substitution indiquent que
dans certaines situations, les entreprises sont
amenées à privilégier une distribution sous forme
de rachats d’actions plutôt que sous forme de
dividende. Ainsi, compte tenu de certaines dispositions
fiscales, les entreprises préféreront les rachats
si leur actionnariat est majoritairement
composé de sociétés. De même, la sous-évaluation
devrait encourager le recours aux rachats car
il s’agit d’un moyen efficace de signaler au marché
la vraie valeur de l’entreprise. Enfin, dans un
contexte d’agence, les rachats sont préférés au
dividende s’ils sont destinés à l’octroi de plans
d’options à destination des dirigeants, ce qui
permet de renforcer la convergence d’intérêts
entre actionnaires et dirigeants. A l’aide d’un
questionnaire adressé aux dirigeants de plus de
600 sociétés françaises cotées, cet article s’intéresse
à la perception des décisionnaires sur les raisons
qui les conduisent à verser un dividende et/ou à
procéder au rachat de leurs propres actions. Les
résultats montrent tout d’abord que dividende et
rachat d’actions sont davantage complémentaires
que concurrents, les sociétés pratiquant les deux
modes de distribution affichent un taux de
distribution sous forme de dividende et un nombre
d’opérations de rachat significativement supérieur.
Par ailleurs, le dividende apparaît comme la forme
de distribution la mieux adaptée pour gérer le free
cash flow. Au contraire, les hypothèses de signalisation
et de fiscalité ne sont pas validées.
des programmes de rachats de leurs propres
actions par les entreprises cotées. Parmi les plus
citées, les hypothèses de substitution indiquent que
dans certaines situations, les entreprises sont
amenées à privilégier une distribution sous forme
de rachats d’actions plutôt que sous forme de
dividende. Ainsi, compte tenu de certaines dispositions
fiscales, les entreprises préféreront les rachats
si leur actionnariat est majoritairement
composé de sociétés. De même, la sous-évaluation
devrait encourager le recours aux rachats car
il s’agit d’un moyen efficace de signaler au marché
la vraie valeur de l’entreprise. Enfin, dans un
contexte d’agence, les rachats sont préférés au
dividende s’ils sont destinés à l’octroi de plans
d’options à destination des dirigeants, ce qui
permet de renforcer la convergence d’intérêts
entre actionnaires et dirigeants. A l’aide d’un
questionnaire adressé aux dirigeants de plus de
600 sociétés françaises cotées, cet article s’intéresse
à la perception des décisionnaires sur les raisons
qui les conduisent à verser un dividende et/ou à
procéder au rachat de leurs propres actions. Les
résultats montrent tout d’abord que dividende et
rachat d’actions sont davantage complémentaires
que concurrents, les sociétés pratiquant les deux
modes de distribution affichent un taux de
distribution sous forme de dividende et un nombre
d’opérations de rachat significativement supérieur.
Par ailleurs, le dividende apparaît comme la forme
de distribution la mieux adaptée pour gérer le free
cash flow. Au contraire, les hypothèses de signalisation
et de fiscalité ne sont pas validées.